Débunkage #6 : le complot des carencés végano-islamo-hitlero-fascistes

Sur le site iPhilo, le professeur de philosophie Philippe Granarolo a publié une tribune dans laquelle il « s’insurge […] contre la radicalisation de l’idéologie animaliste et ses multiples variantes, toutes tendant à effacer le statut particulier de l’homme parmi les animaux ». Ça s’appelle « Halte au végano-fascisme » (*sigh*) et c’est pas jojo.

« Comment nier l’indignation qu’ont suscitée les vidéos publiées par le collectif L214 sur les réseaux sociaux, vidéos mettant en évidence l’intolérable violence faite aux animaux dans certains abattoirs ? Y a-t-il cependant le moindre lien logique entre cette émotion légitime et ce qu’on dénomme aujourd’hui «animalisme», autrement dit cet ensemble d’hypothèses selon lequel les humains devraient cesser de se considérer comme des animaux particuliers ? »

Mauvaise définition. L’animalisme est parfaitement compatible avec le fait de considérer que les humains sont des animaux particuliers. Nous possédons un langage articulé, et nous allons dans l’espace. Et alors ? En quoi tout cela légitime-t-il le traitement que nous infligeons aux animaux ?

« Y a-t-il le moindre lien logique entre l’émotion suscitée par les violences marginales commises dans quelques abattoirs et le fait que des boucheries soient régulièrement attaquées par des militants végan ? »

Violences marginales commises dans quelques abattoirs ? Les abattoirs sont par définition des lieux de mort et de violence. Les images que nous voyons, notamment grâce à L214, ne sont pas des exceptions, elles sont la règle. Balayer tout ça d’un revers de main en refusant d’accorder la moindre considération aux victimes de ces actes – les animaux – est tout de même assez inquiétant.

« L’animalisme présente toutes les caractéristiques des idéologies qui ont fait tant de ravages au cours du XXe siècle. En premier lieu, les animalistes constituent une infime minorité de la population, comme ce fut le cas pour les «avant-gardes» idéologiques qui les ont précédés. D’après toutes les études dont nous pouvons disposer, les végétariens déclarés représentent environ 1.4 % de la population française, la part des végétaliens et des véganiens étant proche du 0 %. Or ces minorités, qui ont bien entendu le droit absolu de se nourrir comme elles l’entendent, veulent imposer à tous leur régime alimentaire. Quant à l’hypothèse selon laquelle, en dépit de ces pourcentages ridicules, une forte demande sociale existerait dans la population pour exiger les mesures recommandées par les animalistes, rien ne permet de la défendre. Ce fut précisément le propre des idéologies les plus nauséabondes que de prétendre être la voix de la majorité silencieuse. »

Waw, on a tout.

  1. Rappelons tout d’abord que le nombre de partisans d’une idéologie n’a aucune conséquence sur la validité de cette idéologie. Un système juste, défendu par trois personnes contre six milliards, reste juste. Un fait défendu par une personne contre tous les autres reste un fait. Mais ici, à vrai dire, je n’accuse pas Philippe Granarolo de faire un appel à la popularité : c’est simplement la première étape d’un sophisme bien pire.
  2. « Véganiens ». De la même manière que les homéopathes ont créé le terme « allopathie » pour discréditer la (vraie) médecine, les anti-véganes ont, un jour, pondu ce mot de « véganiens » pour discréditer le véganisme et les véganes. Allez savoir pourquoi. On dirait un peuple du Trône de Fer ou une race d’hommes-dragons dans Skyrim. Nous allons ici utiliser le terme de « véganes », merci.
  3. Sur le fait de vouloir imposer à tous leur régime alimentaire : le postulat du véganisme est que l’exploitation des animaux est immorale (pour aller vite), donc de fait, cela implique que la production de viande (par des voies « naturelles ») l’est aussi. Donc oui, à terme, on veut un monde où l’on arrête de manger de la viande « naturelle », de la même manière que lorsqu’on est antiraciste on veut imposer à tous son idéologie de pas taper les gens parce qu’ils ont une couleur de peau différente. Et tant mieux. Et non, je me dois de le répéter à chaque fois, je ne dis pas que spécisme = racisme. Ce sont deux oppressions différentes dans leurs causes et leurs conséquences.
  4. En l’occurrence, aujourd’hui, s’il y a un système institutionnalisé qui nous dit quoi manger, c’est bien le carnisme, pas le véganisme. Dans les cantines, dans les restaurants, etc., il est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus facile d’être une personne qui mange de la viande plutôt qu’un végétarien ou un végane.
  5. Le point Godwin (qu’on va retrouver plus tard) préparé par le début du paragraphe : on assimile l’animalisme aux « idéologies les plus nauséabondes », sans donner d’autre raison que « le facteur A était présent dans l’idéologie X, et il l’est dans Y aussi, donc c’est très comparable ». En première année de philo, j’ai fait de la logique. On pourrait attendre d’un prof de philo d’être un brin plus rigoureux, parce que ça, c’est pas logique.

Bon, maintenant, vous voulez un pavé ?

 

 

Sur l’opinion publique et l’animalisme… ALORS :

  • 80% des Français jugent la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Collectif AnimalPolitique).
  • 67% considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d’Amis)
  • 39% déclarent que les propositions des candidats en matière de protection des animaux peuvent influencer leur vote, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Collectif AnimalPolitique). Soit 10 points de plus qu’en 2012 (source : 30 Millions d’Amis).
  • 89% des Français déclarent que la protection et le bien-être des animaux de compagnie est une cause qui leur tient à cœur, selon un sondage IFOP de 2016 (source : Purina).
  • 76% estiment que le bien-être des animaux de compagnie devrait être mieux protégé qu’il ne l’est aujourd’hui, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 79% souhaitent une renforcement de la protection des chiens, selon un sondage COMRES de 2018 (Q.5) (source : Eurogroup for Animals & CIWF).
  • 59% souhaitent une renforcement de la protection des poissons rouges, selon un sondage COMRES de 2018 (Q.5) (source : Eurogroup for Animals & CIWF)
  • 87% n’ont jamais offert ou acquis un animal de compagnie lors des fêtes de fin d’année (les « animaux-cadeaux » sont une des causes d’abandons), selon un sondage BVA de 2010 (source : 30 Millions d’Amis).
  • 63% considèrent que la possession d’un animal de compagnie contribue au bonheur des foyers, selon un sondage IFOP de 2012 (source : 30 Millions d’Amis).
  • 64% se disent favorables au changement de statut juridique des chevaux afin de leur éviter l’abattoir, selon un sondage IFOP de 2013 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 91% des Français sont favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse pour les adapter à la société actuelle, selon un sondage IFOP de 2016 (source : ASPAS & One Voice).
  • 60% ont une mauvaise opinion de la chasse, selon un sondage BVA de 2015 (source : Domeo & Presse régionale).
  • 87% des Français souhaitent l’extension de la protection contre les mauvais traitements aux animaux sauvages, selon un sondage SOFRES de 2011 (source : Convention Vie et Nature).
  • 78% sont favorables à la reconnaissance du statut d’être vivant et sensible pour tous les animaux sauvages selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 82% des Français sont favorables à ce que le dimanche devienne un jour non chassé, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot). Soit 3 points de plus qu’en 2016 (source : Collectif Dimanche sans chasse) et 28 points de plus qu’en 2009 (source : ASPAS).
  • 84% des Français sont contre la chasse à courre, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 75% souhaitent interdire la chasse à courre, 85% considèrent que c’est une pratique cruelle et 76% pensent qu’il s’agit d’une pratique d’un autre âge, selon un sondage IPSOS de 2010 (source : One Voice).
  • 74% des Français souhaitent interdire la chasse de nuit des canards et oies sauvages, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 64% des Français souhaitent interdire les élevages et les lâchers d’animaux destinés à la chasse, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 66% des Français sont défavorables à la réglementation qui autorise toute l’année la chasse et le piégeage des belettes, fouines, martres, putois, corbeaux, corneilles, étourneaux, geais des chênes, pies, pigeons ramier, bernaches du Canada… selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 89% des Français souhaitent interdire l’importation de « trophées » en France et de la chasse d’espèces extrêmement menacées (fauves, ours, etc.) selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 75% trouvent totalement inacceptable que l’État français fasse abattre des animaux d’espèces protégées, tels que les loups, les vautours ou les bouquetins, au motif qu’ils peuvent représenter un risque, selon un sondage IFOP de 2013 (source : ASPAS & One Voice).
  • 76% considèrent que les loups ont toute leur place dans la nature en France, et 80% sont opposés à son éradication, selon un sondage IFOP de 2013 (source : ASPAS & One Voice).
  • 76% se déclarent favorables à une interdiction pleine et entière du commerce de l’ivoire en France, selon un sondage IFOP de 2015 (source : IFAW).Sondage IFOP pour IFAW administré du 01 au 03 juillet 2015 avec marge d’erreur égale à 1,8
  • 71% des Français ne se sentent pas en en sécurité en période de chasse dans la nature, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot). Soit 10 points de plus qu’en 2016 (source : ASPAS & One Voice) et 17 points de plus qu’en 2009 (source : ASPAS).
  • 79% sont favorables à la réduction de la période chasse en France selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 60% considérent injustifiée l’impossibilité de contrôler l’alcoolémie des chasseurs, selon un sondage IFOP de 2016 (source : ASPAS & One Voice).
  • 65% se disent gênés par les chasseurs lorsqu’ils se promènent dans la nature selon un sondage IFOP de 2011 (source : 30 Millions d’Amis).
  • 62% des Français trouvent injustifé que les chasseurs soient autorisés à intervenir dans les écoles, selon un sondage IFOP de 2010 (source : ASPAS).
  • 80% des Français considèrent que le supplice et la mise à mort d’un animal (comme dans une corrida ou un combat de coqs par exemple) ne peuvent plus être considérés comme un spectacle en 2018 en France, selon un sondage IFOP de 2018 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 74% sont favorables à l’interdiction des corridas en France, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d’Amis). Soit 1 point de plus qu’en 2015 (source : Alliance anticorrida) et 8 points de plus qu’en 2010 (source : La Lettre de l’opinion).
  • 72% ont une mauvaise opinion de la corrida, selon un sondage BVA de 2015 (source : Domeo & Presse régionale).
  • 83% des Français sont favorables à l’interdiction pour les mineurs de moins de 14 ans d’assister à des corridas avec mise à mort des taureaux, selon un sondage IFOP de 2015 (source : Alliance Anticorrida).
  • 78% sont favorables à l’interdiction pour les mineurs de moins de 16 ans d’assister à des corridas avec mise à mort des taureaux, selon un sondage IFOP de 2018 (source : PROTEC).
  • 77% des Français sont favorables à ce que la France inscrive aujourd’hui dans sa Constitution la protection des animaux, selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 71% sont favorables à ce que la protection animale figure dans l’intitulé d’un ministère, où le « ministère de l’Environnement » deviendrait par exemple le « ministère de l’Environnement et de la protection animale », selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 80% des Français souhaitent protéger les grands singes en leur attribuant une personnalité juridique qui leur confère des droits fondamentaux inhérents à leur dignité, selon un sondage IFOP de 2016 (source : DDA).
  • 89% des Français sont favorables à une réforme du Code civil concernant les animaux, selon un sondage IFOP de 2013 (source : 30 Millions d’Amis).
  • Près de 800 000 personnes ont signé la pétition pour un nouveau statut juridique de l’animal. L’amendement N°59 visant à reconnaître la sensibilité des animaux dans le code civil, déposé le 11 avril 2014, a été adopté depuis.
  • 64% se disent favorables au changement de statut juridique des chevaux afin de leur éviter l’abattoir, selon un sondage IFOP de 2013 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 87% des Français souhaitent l’extension de la protection contre les mauvais traitements aux animaux sauvages, selon un sondage SOFRES de 2011 (source : Convention Vie et Nature).
  • 78% sont favorables à la reconnaissance du statut d’être vivant et sensible pour tous les animaux sauvages selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
  • 89% des Français sont « tout à fait » ou « probablement » d’accord que les campagnes d’information sur le bien-être animal pourraient être un bon moyen d’influencer positivement les attitudes des enfants et des jeunes à l’égard des animaux, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 66% pensent que les peines prononcées pour mauvais traitements,
    abandons, sévices graves ou atteintes à la vie ou à l’intégrité de l’animal sont insuffisamment appliquées, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d’Amis)
  • 98% des Français considèrent qu’il est important de protéger les animaux d’élevage (dont 62% qui le considèrent comme « très important »), selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 88% considèrent que la protection des animaux d’élevage devrait être renforcée, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 86% considèrent que les pouvoirs publics doivent s’occuper du « bien-être » des animaux d’élevage (dont 51% souhaitent conjointement avec les entreprises), selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • Les Français notent en moyenne 7,8/10 (32% d’entre eux notent 10/10 ) l’importance de protéger les animaux de ferme selon l’Eurobaromètre 2007 (p.5 et 68) (source : Commission européenne).
  • 91% des Français sont opposés à l’élevage intensif des poulets et 93% considèrent que l’enfermement à vie des poulets en bâtiment n’est
    pas une pratique satisfaisante
    , selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 87% sont défavorables à l’élevage des cochons dans des bâtiments fermés, sans accès à l’extérieur et 89% se déclarent défavorables à l’élevage des cochons sur un sol en béton, sans paille, selon un sondage Yougov de 2017 (source : L214).
  • 90% sont défavorables aux élevages qui concentrent les animaux dans des bâtiments fermés sans leur laisser d’accès à l’extérieur, selon un sondage OpinionWay de 2013 (source : L214). 87% se disent opposés à l’élevage intensif, selon un sondage YouGov de 2016 (source : CIWF).
  • 68% sont opposés aux projets de fermes-usines, selon un sondage IFOP de 2015 (source : Agir pour l’Environnement).
  • 70% des consommateurs, se disent prêt à payer un peu plus cher un poulet s’ils ont l’assurance qu’il a été élevé en plein air, selon un sondage IFOP de 2011 (source : CIWF).
  • 90% des Français se montrent favorables à l’interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, selon un sondage YouGov de 2018 (source : L214). Soit 32 points de plus qu’en 2013 (source : L214).
  • 83% se montrent défavorables à l’enfermement des truies dans des cages individuelles qui ne leur permettent pas de se retourner, selon un sondage Yougov de 2017 (source : L214).
  • 84% des sondés approuveraient que les supermarchés cessent de vendre des oeufs de poules élevées en cage, selon un sondage OpinionWay de 2014 (source : L214).
  • 77% considèrent que l’élevage de poules en batterie est un acte de torture animale,selon un sondage Dialego de 2008 (source : L214).
  • 75% se disent prêts à payer plus cher leurs œufs s’ils ont l’assurance que les poules n’ont pas été élevées en cage, selon un sondage IFOP de 2010 (source : CIWF).
  • 84% des Français estiment que la France doit interdire l’élevage d’animaux pour leur fourrure, selon un sondage YouGov de 2018 (source : L214).
  • 61% des Européens estiment qu’il n’est pas acceptable d’élever le animaux uniquement pour leur fourrure, selon un sondage IPSOS de 2013 (source : European Fur Information Center).
  • 85% des Français sont défavorables aux mutilations pratiquées sur les cochons (coupe des queues, meulage des dents, castration pour les mâles), selon un sondage Yougov de 2017 (source : L214).
  • 92% considèrent que la sélection génétique des poulets (croissance accélérée) n’est pas une pratique satisfaisante, selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 58% des Français sont favorables à l’interdiction du gavage, selon un sondage OpinionWay de 2017 (source : L214). Soit 7 points de plus qu’en 2015 (source : L214), 11 points de plus qu’en 2014 (source : L214) et 14 points de plus qu’en 2013 (source : L214).
  • 89% des Français sont favorables à une limitation de la durée de transports d’animaux vivants à un maximum de huit heures, selon un sondage IFOP de 2017 (source : CIWF).
  • 68% se déclarent opposés à l’exportation d’animaux d’élevage vivants hors de l’Union Européenne, selon un sondage IFOP de 2017 (source : CIWF).
  • 85% des Français se disent favorables aux caméras dans les abattoirs, selon un sondage IFOP de 2016 (source : DDA & Fondation Brigitte Bardot).
  • 91% considèrent que l’abattage des poulets par bain d’eau électrique n’est pas une méthode satisfaisante, selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 85% des Français considèrent comme primordial ou nécessaire que les animaux soient insensibilisés avant d’être abattus, selon un sondage IPSOS de 2013 (source : OABA & One Voice).
  • 72% désapprouvent la dérogation à l’obligation d’étourdissement, selon un sondage IFOP de 2009 (source : Fondation Brigitte Bardot, asso. Stéphane Lamart, OABA & SNDA).
  • 85% des Français estiment que les informations sur les emballages des produits ne sont pas suffisamment claires quant aux conditions d’élevage et d’abattage des poulets, selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 84% pensent que le Salon de l’agriculture ne rend pas compte fidèlement des conditions d’élevage en France, selon un sondage OpinionWay de 2013 (source : L214).
  • 72% souhaiteraient recevoir plus d’informations sur les conditions dans lesquelles les animaux d’élevage sont traités, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 85% des Français considèrent les conditions d’élevage des animaux comme une information importante, selon un sondage IFOP de 2012 (source : CIWF).
  • 71% souhaitent retrouver sur la viande ou les produits contenant de la viande, l’indication de l’utilisation d’une méthode d’insensibilisation des animaux et 58% des consommateurs n’achèteraient plus un produit s’ils venaient à apprendre qu’il contient de la viande issue d’un abattage sans insensibilisation, selon un sondage IPSOS de 2013 (source : OABA & One Voice).
  • 89% des Français pensent qu’il faut manger moins de viande, selon un sondage IPSOS de 2017 (sondage commandé par l’Interbev).
  • 66% sont prêts à remplacer tout ou partie de leur consommation de viande de poulet par des alternatives végétales, selon un sondage IFOP de 2018 (source : L214).
  • 62% se disent disposés à réduire leur consommation de viande, selon un sondage YouGov de 2015 (source : L214).
  • 59% sont favorables à l’introduction de repas sans viande ni poisson au moins une fois par semaine dans les cantines scolaires, selon un sondage BVA de 2018 (source : Greenpeace).
  • 47% des 16-25 ans ont envisagé de réduire leur consommation de viande et 41% trouvent que le végétarisme est une démarche respectable, selon un sondage Diplomeo de 2017.
  • 52% des Français estiment qu’il n’y a actuellement pas de choix suffisant de denrées alimentaires respectueuses du « bien-être animal » dans les magasins et supermarchés, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 55% sont favorables à la présence d’alternatives végétariennes dans la restauration collective, selon un sondage YouGov de 2015 (source : L214).
  • 46% souhaitent que les restaurants « classiques » proposent des plats vegan, selon un rapport CHD de 2017.
  • 34% des foyers ont au minimum une personne qui tend à réduire ou limiter sa consommation de protéines animales, (hors Végétaliens/Végétariens), selon une étude de Panel Kantar de 2016.
  • 94% des Français considèrent que les produits importés de pays hors de l’UE doivent respecter les mêmes normes de « bien-être » que celles appliquées dans l’UE, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 91% soutiennent que l’UE devrait faire davantage pour renforcer la sensibilisation au « bien-être animal » au niveau international, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 90% des Français sont favorables à l’interdiction de l’expérimentation animale si des méthodes substitutives existent, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d’Amis). Soit 5 points de plus qu’en 2003 (source : One Voice).
  • 51% désapprouvent toute expérimentation sur les chiens et les singes, même si cela peut aider à résoudre des problèmes de santé pour les humains, selon l’Eurobaromètre 2010 (source : Commission européenne).
  • 91% des Français considèrent que le « bien-être » des poissons devrait être au moins autant protégé que celui des autres animaux d’élevage, (dont 76% « autant » et 15% « davantage »), selon un sondage COMRES de 2018 (Q.11) (source : Eurogroup for Animals & CIWF).
  • Les Français sont très majoritaires à souhaiter l’instauration ou le renforcement de la protection des dauphins ( 89% ), des saumons ( 82% ), des homards ( 75% ) et des pieuvres ( 62% ), selon un sondage COMRES de 2018 (Q.5) (source : Eurogroup for Animals & CIWF).
  • Les Français mentionnent comme facteurs importants de bien-être pour les poissons une eau propre et non polluée ( 95% ),un espace approprié pour nager et pour exprimer leurs comportements naturels ( 94% ), des conditions de vie minimisant les souffrances ( 92% ) et une mise à mort rapide et indolore ( 91% ), selon un sondage COMRES de 2018 (Q.8) (source : Eurogroup for Animals & CIWF).
  • 80% souhaitent que des informations sur le « bien-être » des poissons figurent sur l’étiquetage des poissons et des produits dont ils entrent dans la composition, selon un sondage COMRES de 2018 (Q.15) (source : Eurogroup for Animals & CIWF).
  • 93% des Français pensent qu’il faudrait avoir une législation de l’UE obligeant toute personne utilisant des animaux à des fins commerciales d’en prendre soin, selon l’Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).
  • 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d’Amis).
  • 54% des Français sont favorables à une interdiction des delphinariums, 72% se déclarent opposés à la capture et au maintien en captivité de dauphins pour les montrer au public et 69% considèrent que les dauphins sont souvent stressés par les spectacles et le bruit que font les spectateurs, selon un sondage IPSOS de 2011 (source : One Voice).

On arrête là ? Pour toutes les sources, on peut consulter l’excellent site Politique & animaux que j’ai honteusement plagié.

« En second lieu, animalistes et véganiens disposent d’une incontestable caisse de résonance médiatique. D’abord parce qu’ils savent jouer à merveille du «politiquement correct» qui nous submerge. Depuis une trentaine d’années, un brouillage généralisé des différences entre les sexes, entre les civilisations, entre les générations, s’est imposé comme la seule forme de pensée respectable. L’Europe est colonisée par une mode américaine, par cet hyperrelativisme né dans les campus des États-Unis qui, après avoir nié la dualité des sexes (par le biais des fameuses gender studies), s’attaque aujourd’hui aux différences entre l’homme et les animaux (on parle à présent des animal studies sur le modèle précédent). »

LOL.

C’est facile de taxer tout et n’importe quoi de politiquement correct. Le « brouillage de différences entre les sexes » et autres, ça peut ne pas vous plaire, mais cela fait écho à ce que vivent tout plein de gens, qui ne se sentent pas homme ou femme, qui veulent sortir de cette binarité, ou qui se sentent femme alors qu’ils ont été assignés homme, ou l’inverse, etc. Et je ne vois pas de problème à reconnaître à ces personnes le droit inaliénable de se sentir ce qu’ils sont. Et d’adapter nos modèles sociaux à cette réalité (qui n’est en fait sans doute pas nouvelle, mais je ne suis pas un spécialiste). Mais je diverge. Et je ne veux pas vraiment savoir ce que vous entendez par « brouillage entre les civilisations ».

Et encore une fois, personne ne s’attaque aux différences entre les hommes et les animaux. C’est simplement que les critères pertinents qui rentrent en compte dans le « je te coupe la tête » ou le « tiens tâte-moi de cet aiguillon » sont les mêmes pour les hommes et les animaux : capacité à ressentir la douleur, et sentience.

« Violents et hypermédiatisés alors qu’ils ne représentent qu’une portion infinitésimale de la société, animalistes et véganiens affichent toutes les caractéristiques des idéologues fascistes. Énoncée aussi brutalement, la thèse paraîtra peut-être d’un simplisme grossier. »

Simpliste, effectivement. Mais agressif aussi, bravo.

« Comment, va-t-on m’objecter, des convictions refusant la violence faite aux animaux pourraient-elles avoir quoi que ce soit de commun avec les idéologies mortifères qui ont ensanglanté le siècle dernier ? Avant d’argumenter, je me contenterai de rappeler que la compassion envers les animaux n’a jamais garanti le respect dû aux êtres humains. Ainsi que le signale avec pertinence Jean-Pierre Digard dans L’animalisme est un anti-humanisme, il faut garder en mémoire «qu’Hitler était végétarien et qu’aucun régime politique n’eut une législation plus favorable aux animaux que le IIIeReich» ».

Sérieusement, on apprend encore la logique en philo ? Ou on argumente à base de points Godwin à répétition ? Ha, et sur Hitler végétarien, la Carotte masquée a fait un billet.

« La première cause historique de l’animalisme est sans doute l’explosion du nombre des animaux de compagnie qui a débuté au Moyen Âge et qui s’est accentué à partir du milieu du XXe siècle. […] Victimes d’un anthropomorphisme outrancier, quantité de ces animaux de compagnie subissent une violence au moins aussi choquante que les violences dénoncées dans les abattoirs par le collectif L214. Au lieu de cibler systématiquement les éleveurs professionnels, les militants animalistes ne devraient-ils pas s’inquiéter d’abord de la terrifiante maltraitance que subissent dans notre société tant d’animaux de compagnie ? »

Alors déjà, c’est un faux dilemme, ça, et en plus, on le fait aussi en fait. On le fait même plus, sans doute, étant donné que l’énorme majorité de l’argent donné pour la protection animale va aider les animaux de compagnie, qui ne représentent qu’une infime minorité de la souffrance animale. Ce graphique illustre bien cela (en l’occurrence aux États-Unis).

 

 

Pour ceux qui ne parlent pas anglais : à gauche, le nombre d’animaux « utilisés » et tués chaque année. A droite, l’argent donné aux organisations de protection animale. En bleu clair les animaux d’élevage, en vert les animaux de compagnie (dans les refuges), en jaune l’expérimentation animale, en rouge l’habillement, en bleu foncé le reste.

S’il y a bien une cause négligée (pour reprendre les critères de l’altruisme efficace) alors qu’elle fait énormément de victimes, c’est bien l’élevage. D’où l’importance d’avoir des organisations spécialisées sur la question, et pas simplement les – essentielles – organisations de protection des animaux de compagnie.

« Ceux qui voudraient rapprocher antiracisme et animalisme oublient un «détail» : le racisme est absurde parce que rien ne justifie scientifiquement l’idée de «races» au sein de l’espèce humaine, tandis que les espèces animales sont une réalité indiscutable. L’argument majeur en faveur de cette réalité des espèces est l’impossibilité pour celles-ci de copuler, et si elles le font, d’avoir une descendance qui soit le fruit des deux géniteurs. Tandis que deux humains, à quelque ethnie qu’ils appartiennent, peuvent avoir une descendance, ce qui apparemment n’a guère troublé les esclavagistes qui ont si souvent engrossé des femmes supposées d’une race inférieure à la leur. »

J’ai déjà répondu à ça plus haut (et à plusieurs reprises dans mes articles). Je ne vois pas non plus en quoi la fécondité serait un critère pour savoir si on peut manger un individu. Pas plus que la couleur de peau ou le fait d’avoir un truc qui pend entre les jambes ou pas.

« Évoquer un droit des animaux relève du même anthropomorphisme, car la notion de droits, ainsi que l’ont démontré nos meilleurs philosophes, ne saurait se concevoir sans celle de devoirs. »

Si. Voir mon article précédent.

« Les humains, dotés d’une conscience morale, ont des devoirs envers les animaux : avant toute chose le devoir de les traiter en respectant leurs particularités, en prenant en compte les caractères de l’espèce à laquelle ils appartiennent. On ne doit pas traiter un chien comme un chat, une vache comme un cheval. Encore faut-il connaître les espèces, et non pas l’«Animal» qui n’existe pas. »

D’accord avec ça.

« Et reconnaître l’ineffaçable frontière entre les humains et les animaux, à propos de laquelle la remarque ironique du philosophe Fabrice Hadjadj vaut les démonstrations les plus abouties : «Avouons-le, nous ne rendrons jamais un lion végétarien». »

Et pourquoi les humains se trouveraient-ils magiquement en dehors de « l’animalité » ? Pourquoi ne pas considérer qu’au même titre que les lions ne sont pas des biches et que les cormorans ne sont pas des pandas roux, les humains ne sont pas des belettes, tout simplement ? Qu’ils peuvent être humains et animaux, que s’ils sont humains ils sont aussi des animaux, par définition ? Et qu’aucun animal n’est un « animal comme les autres » ?

« En spécialiste incontesté de la question, Jean-Pierre Digard nous apprend que «si la domestication a pu être réalisée, c’est que les animaux concernés y ont, en quelque sorte, consenti et même participé. Eux aussi partisans du moindre effort, bovins, ovicapridés, porcins et équidés ont vite perçu qu’en échange de leur liberté, ils s’assuraient nourriture régulière et protection contre les prédateurs : c’est ainsi que l’espérance de vie d’un cheval domestique (une vingtaine d’années) est le double de celle d’un cheval sauvage». Il ajoute que «le cheval aurait probablement disparu s’il n’avait pas été domestiqué» ».

C’est porchesque, ça. Et c’est très critiquable (malgré l’argument d’autorité du début : et si, je le conteste, moi). Les animaux auraient donc accepté d’être tués dans cet échange de bons procédés qui, ô malheur, n’a laissé aucune trace ? Tous les individus que l’on tue à la chaîne ont signé une sorte de contrat moral ? Mouais.

« Réclamer la «libération» d’animaux vivant en symbiose avec les humains depuis au moins dix millénaires relève sinon de l’ignorance, du moins d’un manque évident d’empathie véritable avec les espèces en question. Ayant passé toutes les vacances de mon enfance à proximité de fermes savoyardes, ayant côtoyé plusieurs mois par an les fermiers de Savoie et partagé leur quotidien, je peux témoigner de l’immense tendresse qu’ils éprouvaient à l’égard de leurs animaux. Ainsi chaque vache du troupeau avait un prénom auquel elle répondait. Pour ces fermiers non seulement l’«Animal» n’existait pas, mais même la «Vache» n’avait pas la moindre réalité, et ils avaient le cœur déchiré quand il fallait se séparer de l’une de leurs bêtes. S’il m’arrivait un jour de croire en la réincarnation, je préférerais mille fois renaître dans le corps d’une vache savoyarde achevant son existence à l’abattoir, que dans celui d’une gazelle africaine fuyant toute sa vie les prédateurs pour finir déchiquetée par une lionne ! »

Alors :

  1. un témoignage n’a absolument aucune valeur argumentative,
  2. la tradition n’est pas une preuve du caractère éthique de quelque chose,
  3. nul ne nie l’attachement qu’ont les agriculteurs pour leurs « bêtes », et c’est un autre côté tragique de ce problème, mais l’intention n’a aucune espèce d’importance pour juger du caractère éthique de quelque chose,
  4. peut-être. Mais c’est un faux dilemme : on peut souhaiter, et c’est mon cas, n’être ni l’un ni l’autre.

« Et il convient de rappeler que la profession d’éleveur connaît un taux de suicide anormalement élevé découlant de la terrible pression que subissent des professionnels se sentant désignés à la vindicte populaire. Les éleveurs mériteraient de la part des animalistes la même compassion que celle qu’ils prétendent témoigner à l’égard des animaux d’élevage. »

Absolument. Ce qu’on combat, c’est un système, pas des gens.

« Comme toute idéologie, l’animalisme construit son édifice en opérant un subtil mélange de vérités et de mensonges. Les véganiens voudraient nous interdire toute consommation carnée sous prétexte que les animaux subissent dans de rares abattoirs des violences intolérables. C’est un peu comme si l’on voulait nous interdire de circuler en voiture sous prétexte qu’il y a parfois des accidents, nous interdire l’avion au lendemain d’une catastrophe aérienne, supprimer tous les ponts de la planète après l’effondrement du viaduc de Gênes. Les véganiens en particulier justifient leur violence en sélectionnant, dans l’immense ensemble des élevages, des abattoirs, des transports d’animaux, les quelques faits révoltants qu’ils mettent en exergue. Dénoncer, précisément parce que nous sommes des humains dotés de conscience, les violences injustifiées faites ici ou là, est une chose. Imposer par la violence un régime végan à toute la population en est une autre ! »

Non. Ce ne sont pas des faits rares. Ce qu’on dénonce, c’est le principe même de l’abattage. Il n’y a pas d’abattage éthique. Vous confondez avec une certaine frange du welfarisme (ce n’est pas un gros mot).

« Un autre mensonge est l’affirmation selon laquelle une alimentation végétalienne ou végan serait sans danger. Notre espèce, omnivore depuis plus de deux millions d’années, trouve dans les produits animaux plus de la moitié des protéines nécessaires à son équilibre. Il suffit au demeurant de parcourir les sites de ceux qui prétendent nous interdire la consommation de viande pour découvrir qu’ils recommandent presque tous l’ingestion de compléments alimentaires comblant les carences d’un régime non carné. »

LOL.

Non, on ne trouve rien de « nécessaire » dans les animaux qu’on ne peut trouver ailleurs.

Pour les compléments : oui, la vitamine B12. C’est tout. Et je ne vois pas le problème. C’est bon en plus, ça a parfois un goût de cassis. Pour en savoir plus, voir ce dessin didactique d’Insolente Veggie.

Les régimes végétarien et végétalien bien menés sont adaptés à tous les stades de la vie. Je ne suis pas un zombie, mais c’est gentil de vous inquiéter.

« Terminons notre propos par un raisonnement par l’absurde. Si nous cédions aux exigences des véganiens, quel sort devrions-nous réserver aux dizaines de millions d’animaux d’élevage de la planète ? Faudrait-il les éliminer et pratiquer un holocauste animalier digne des heures les plus sombres du nazisme ? Faudrait-il simplement les stériliser et les laisser vivre sans se reproduire, autre technique chère aux nazis ? Faudrait-il imaginer des maisons de retraite pour bovidés et ovins ? Faudrait-il les relâcher dans une nature sauvage qui n’existe pratiquement plus, et laisser vaches et moutons se faire dévorer par des prédateurs peu sensibles à la compassion ? »

Parce que c’est évident que ça va se produire du jour au lendemain. Bien sûr.

 

 

« Comparables aux islamistes radicaux qui ne veulent que notre bonheur en nous égorgeant, nous épargnant ainsi la monstruosité de la mécréance, les animalistes prétendent incarner une «avant-garde» éclairée agissant pour notre bien. N’y aurait-il pas une certaine connivence des islamo-fascistes et des végano-fascistes ? Comment comprendre autrement le fait que l’abattage hallal, de tous les modes d’abattage le plus barbare et le moins respectueux du bien-être de l’animal, ne soit jamais dénoncé par les militants véganiens ? À chacun de s’interroger … »

Je ne sais pas, cela doit être un complot des gauchiasses et des merdias falafistes.

Heu, il faut vraiment que je commente ça ?

13 Comments on "Débunkage #6 : le complot des carencés végano-islamo-hitlero-fascistes"

  1. « Comparables aux islamistes radicaux qui ne veulent que notre bonheur en nous égorgeant, »

    Il ose… Alors qu’il a pris tout son temps pour démontrer qu’il veut le bonheur des vaches en les égorgeant…

  2. Les veganiens de la planète vegan (juste à gauche de la galaxie Beta12 du Tofu) sont démasqués !


    Si c’est ça le niveau requis pour être prof de philo, je veux bien postuler : c’est bien payé pour dire autant de bêtises…

    Les journalistes sont à ce point-là en rade de rédacteurs qu’ils vont recruter le pauvre prof de lycée frustré ? Vraiment, c’est le seul gars qui était disponible ?

    Encore bravo pour ton article, t’as du mérite de te farcir ce genre de torchon pour épargner nos yeux de tant de mauvaise foi et logique bancale.

  3. Le tofu a encore frappé !
    Je me suis arrachée les cheveux en lisant l’article initial et j’avais hâte de lire ta réponse, excellente comme toujours !
    Je me suis aussi faite la reflexion sur le passage sur « les vaches avec toutes des noms » que je doute que les 1000 poulets d’un éleveur aient aussi toutes des noms. Je n’en peux plus qu’on prenne systématiquement l’exemple de Marguerite dans son pré alors que les bovins représentent une minorité des individus d’élevage, et pas représentatif de l’élevage en général. Voilà voilà 🙂

  4. Punaise, de la part d’un « philosophe » on ne s’attend pas à lire autant de sornettes !
    Il nous pond le package complet et banal de l’argumentaire carniste, comme s’il avait été le seul à déceler « l’horreur » du mouvement animaliste…
    En tout cas, bravo pour ce travail de réponse. D’ailleurs, est-ce que ton article est susceptible d’être amené à la connaissance de cet éminent professeur ?

  5. Ma journée été déjà mal partie…fallait que je tombe sur ce torchon pseudo-philosophique. Ces gens qui s’auto-proclament membre de l’élite intellectuelle me dégoûtent. Le passage sur les quelques violences isolées dans quelques abattoirs est absolument risible. J’ai occupé un poste d’autorité dans plusieurs abattoirs et la violence, elle est présente tout le temps, partout. Ce genre de discours ne peut venir que de quelqu’un qui ignore tout de son sujet. Comme l’a dit Aurelia, la vraie vie, ce n’est pas Marguerite dans son pré.

    Je te félicite du temps et des efforts que tu mets dans chacune de tes répliques qui deviennent incontournables pour rétablir les faits.

    Je veux pas avoir l’air de te donner un ordre…mais continues d’écrire!

  6. The Silent Carrot | 8 novembre 2018 at 15:30 | Répondre

    Pfff, merci pour ce travail de débunkage (arf que je hais ce mot)… Le discours de ce monsieur est très très loin de l’idée que je me fais d’une discours philosophique argumenté, honnête et rationnel :-s
    Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça, connais-tu le youtubeur Monsieur Phi ? Sa vidéo sur le point de vue de Peter Singer vu à travers l’argument de Michael Huemer montre le sujet sous un autre angle assez intéressant…
    https://www.youtube.com/watch?v=HaVWbdlAiCQ&t=678s

    • Merci pour ton feedback sur mon débunkage (oui je fais exprès ;-)) !

      Bah oui, excellent M. Phi. Et cette vidéo aussi ! Tu connais Lê de Science4All aussi, peut-être ?

  7. The Silent Carrot | 12 novembre 2018 at 21:45 | Répondre

    Oui oui, mais je dois admettre que j’ai un peu de mal avec Science4All… (Mon chouchou c’est Science étonnante :-P)

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