Le calendrier de la mauvaise foi

J’aime bien la logique. Débusquer les sophismes et les paralogismes là où ils se trouvent, examiner les discours politiques pour les décomposer et voir s’ils tiennent la route d’un point de vue purement formel.

On s’éclate comme on peut.

Du coup, je me suis amusé à répertorier tout un tas d’arguments anti-vegan qui ne tiennent pas la route du simple point de vue formel. Notez qu’on pourrait faire de même avec des arguments pro-vegan, parce que non, tous les arguments que l’on utilise ne sont pas nécessairement bons non plus.

J’ai donc classé tout ça, et je vous en ai fait un calendrier de l’Apret. C’est comme un calendrier de l’Avent, mais au lieu d’être avant Noël, c’est après. Vous noterez que mon humour est plus lourdingue au moment des fêtes. En tout cas, youhou ! Pendant 24 jours, un argument pourri quotidien (ou presque) !

Quelques précisions :

  • j’ai eu le droit à tout. Plusieurs fois, pour certains arguments. Vous aussi, peut-être.
  • Certains items de cette liste s’adressent peut-être un peu plus à mes lecteurs non-végé, ou fraîchement végé, parce que de nombreux végé les connaissent sans doute déjà…
  • J’ai choisi de partir d’un type de raisonnement fallacieux ou de sophisme en particulier et d’illustrer par un exemple de phrase contenant celui-ci, ce qui ne veut pas dire que l’exemple en question ne renferme pas d’autres erreurs de raisonnement… En fait, je pense que la plupart des exemples pourraient être classés à plusieurs endroits.
  • Je ne recense que des erreurs formelles de raisonnements, pas des erreurs factuelles. Je ne m’intéresse pas ici à la vérité ou la fausseté de l’énoncé, mais uniquement à sa validité d’un point de vue logique et dans le cadre d’une critique du véganisme, c’est-à-dire à sa pertinence pour arriver à la conclusion « il faut manger des animaux ».
  • Par exemple, ce qui serait critiquable (ici) dans « les végétaux souffrent » par exemple, ce n’est pas le fait qu’ils ne souffrent très certainement pas, mais c’est le fait d’utiliser cet argument pour discréditer le véganisme, sachant que 1) les animaux souffrent de toute façon, 2) les non-végé « consomment » plus de végétaux que les végé (oui, votre viande mange plus que vous), etc.
  • Cela signifie aussi qu’il y a beaucoup d’erreurs que je ne relèverai pas, notamment lorsqu’il s’agit d’erreurs factuelles.
  • Je ne suis en aucun cas logicien, et je sais que mon travail typologique n’est pas excellent. Mea culpa.

 


25 décembre : « l’argument d’autorité » :

« He, Ginette : le Dr. Jean-Marcel Karen a dit qu’il était dangereux d’être végétarien, fais gaffe à ta santé, on s’inquiète tous au bureau. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce qu’on s’appuie sur l’avis d’un expert (ou pas) en oubliant de dire que d’autres experts disent le contraire. Marche aussi avec « Leonardo Di Caprio est végétarien, ça doit être bien ». Jamais compris, ça.


26 décembre : « l’appel au ridicule » :

« Tu sais, Jean-Bobin, le véganisme c’est surtout une mode de bobo. Tiens, passe-moi mon cardigan. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que le fait que quelque chose soit une mode n’invalide pas cette chose. Pas plus que cela ne la valide d’ailleurs : regardez la tecktonik.


27 décembre : « l’appel à la nature » :

« Les pumas mangent les belettes, les belettes mangent les souris. C’est comme ça, c’est la nature : on n’a jamais vu un lion courir après du tofu soyeux. »

Pourquoi c’est fallacieux : car ce n’est pas parce qu’une chose est naturelle qu’elle est forcément souhaitable ou irrémédiable (et vice-versa). Les médicaments, c’est pas naturel, mais c’est bien. Les oignons crus, c’est naturel, mais c’est dégueu. Ha, et oui, je connais mal le régime alimentaire des pumas et des belettes.


28 décembre : « l’appel à la tradition » :

« On a toujours élevé nos bêtes, depuis la nuit des temps. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que la tradition ou le caractère ancestral d’une pratique ne sont pas des gages de moralité. Esclavage, sexisme et racisme sont aussi des traditions bien anciennes, et pour citer Gandhi : « l’oppression, c’est pas bien ».


29 décembre : « l’anecdote » :

« Mon pote Anselme a un coiffeur dont le petit cousin vegan est carencé en fer, c’est dangereux ton régime. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce qu’on ne généralise pas à partir d’un exemple. On peut invalider une théorie générale avec un seul contre-exemple (et considérer qu’un régime végétalien ne protège pas magiquement des carences), mais pas valider une théorie générale avec un exemple (et considérer qu’un régime vegétalien provoque des carences). Il se trouve (mais ça c’est factuel) que les végé ne sont pas plus carencés que les autres, d’ailleurs.


30 décembre : « la pente savonneuse » :

« A cause de vous, on va bientôt voir les vaches envahir les rues et nous défoncer le bide avec leurs coooooooooornes ! »

Pourquoi c’est fallacieux : pour tellement de raisons… Notamment parce que les vaches en question existent uniquement parce qu’on les fait naître pour les exploiter et les tuer, et que si l’on arrête de consommer de la viande, on arrêtera aussi de les « produire ». Donc non, il ne faut pas s’inquiéter. Ça ferait un super film, n’empêche : « Cows 4, l’invasion des bovins zombies« . Ha, et c’est la même chose pour l’hypothèse fallacieuse de l’extinction de l’espèce.


31 décembre : « le Réveillon » :

« Gnneerk HIC ! »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que t’es bourré.e, mec.meuf.


1er janvier : « le.la mec.meuf qui décuve » :

« … »

Pourquoi c’est.. heu… Pardon. À demain.


2 janvier : « l’homme de paille » :

« Vous voulez quand même pas qu’on bouffe tous des graines ! C’est triste de se priver de bonne cuisine ! »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que non, on veut pas tous bouffer des graines. C’est bien mal connaître la cuisine végétale que de la réduire à « des graines », ou de la salade. Je sais que le français moyen a beaucoup de mal à imaginer son assiette sans viande, poisson ou fromage, mais il suffit de rechercher un peu ou un peu plus ou encore un peu ou toujours un peu pour comprendre qu’on peut très bien faire sans.


3 janvier : « le déshonneur par association » :

« En même temps, PETA est super sexiste et parfois raciste aussi. »

Pourquoi c’est fallacieux : oui, PETA nous a pondu un certain nombre de campagnes critiquables. Mais vous savez quoi ? Tous les vegan ne sont pas PETA et PETA n’a pas le monopole du véganisme. Et tout ce que fait PETA n’est pas critiquable d’ailleurs. Et le fait qu’une, deux, ou trente associations aient des méthodes déplorables n’invalide de toute façon pas la cause derrière leur action. C’est du même acabit que de dire « Hitler était végétarien » pour remettre en cause le végétarisme, quoi. Alors que tout le monde sait qu’il était ovo-lacto-flexitarien sans gluten.


4 janvier : « l’appel à l’hypocrisie » :

« Ha ! Je t’ai vu ! Il y avait du miel dans ton yaourt de soja ! »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que – je l’ai déjà écrit ici – le comportement d’une personne, fût-il intentionnel, ne peut pas mener à invalider la cause que défend cette personne. Message et messager sont deux choses différentes. On trouvera toujours quelque chose à redire sur le comportement de quelqu’un. Prenez garde à ce que cela ne soit pas motivé par une volonté de ne pas regarder les choses en face et de vous trouver des excuses (indice : ça l’est sans doute).


5 janvier : « la fausse piste » (ou le « hareng rouge » en franglais) :

« Heu tu m’excuseras Fifreline, mais je préfère m’occuper des enfants qui meurent de faim plutôt que de tes poulets. »

Pourquoi c’est fallacieux : pour tellement de raisons, encore. Mais notamment parce qu’il n’est pas question, ici, des enfants qui meurent de faim, mais précisément des poulets. Et on peut très bien faire les deux. Chacun est davantage motivé dans son combat ou dans sa vie par certaines causes que par d’autres, ce qui ne veut pas dire que le reste passe à la trappe. Ce n’est pas une question de hiérarchie, c’est une question de donner de la visibilité à des causes qui n’en ont malheureusement pas assez, par exemple. Ha, et bravo à vous, tous ceux qui m’ont sorti cet argument fallacieux, de vous occuper effectivement des enfants qui meurent de faim en donnant 10% de vos revenus à des associations et en faisant du bénévolat deux fois par semaine. Vraiment, c’est top.


6 janvier : « le sophisme du joueur » :

« Mouais, j’attends de voir si c’est vraiment pas dangereux pour la santé ton truc là. Je te répondrai dans trois générations ».

Pourquoi c’est fallacieux : parce que considérer que tout va bien pour le moment mais qu’il y a bien un jour où l’on va voir qu’en fait c’est dangereux et affaiblir l’espèce humaine, c’est utiliser bizarrement les probabilités, et bien souvent pour se trouver une excuse. Oui, certes, c’est possible. Comme est possible le fait que Super Châtaigne soit élu président de la République en 2017. Mais c’est très, très, très peu probable. On connaît les bienfaits d’un régime végé, et s’intéresser à un futur hypothétique que rien n’annonce n’est justifié par absolument rien.


7 janvier : « généralisation par induction » :

« Les animaux, ça éprouve des sentiments ? Tu vas pas me dire que les mites éprouvent des sentiments ! »

Pourquoi c’est fallacieux : parce qu’on considère que ce qui est valable pour un animal est valable pour tous les autres, alors que cela varie, bien évidemment. Être antispéciste, ce n’est pas considérer que toutes les espèces animales sont identiques. Ni qu’elles doivent avoir les mêmes droits. C’est considérer qu’une discrimination fondée sur le seul critère de l’espèce est injustifiée. Et, ici, peu importe que la mite ait ou pas des sentiments, le cochon que l’on tue pour faire du bacon en a, lui.


8 janvier : « l’anniversaire de mon chat » :

Oui, c’est l’anniversaire de mon chat le 8 janvier. Rien à dire de plus, je voulais juste que vous le sachiez.


9 janvier : « sophisme de la modération » :

« C’est extrême ton truc. Je pense que ce qu’il faut surtout c’est réduire, mais arrêter complètement c’est trop radical. Allez, on dit trois steaks et demi par semaine. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que ce n’est pas parce que quelque chose est « radical » ou « extrême » (que le véganisme soit extrême ou pas est un autre sujet) que c’est nécessairement mal, et la voie médiane n’est pas magiquement la plus pertinente. Ce qui ne veut pas dire que réduire ne sert à rien : je ne le dirai jamais assez, chaque pas compte, chaque effort est louable !


10 janvier : « la solution parfaite » :

« On n’arrivera pas à arrêter toute l’exploitation animale de toute façon… »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que l’impossibilité d’arriver à une solution parfaite n’invalide pas les progrès réalisés sur le chemin. J’en ai déjà parlé sur ce blog, mais concentrons-nous déjà sur le poulet qu’on a dans notre assiette avant de nous interroger sur ce que font les Inuits.


11 janvier : « le cas particulier » :

« Je partage tout ce que tu dis, Sylvette-Pupine, mais moi, j’aime trop la viande, tu comprends ? Tiens, passe-moi le saindoux. »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que la logique et l’éthique se fichent des cas particuliers. J’aime la viande aussi (comme d’autres qui le disent bien mieux que moi), mais cela ne me donne pas le droit de participer à l’exploitation animale pour autant. De deux choses l’une : soit c’est moi qui m’impose des restrictions alors que je ne le devrais pas, soit c’est toi qui devrais t’en imposer. Mais cela s’applique à nous deux de la même manière, en tout cas.


12 janvier : « la fausse analogie » :

« Tu oses comparer l’exploitation animale à l’esclavage ? T’as pas honte de comparer les esclaves à des animaux ? »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que dire que les animaux sont victimes d’une sorte d’esclavage, ce n’est ni dire que tous les esclavages sont identiques, dans leur origine comme dans leurs « modalités », ni « comparer les esclaves à des animaux », dans le sens entendu par cet argument ; c’est dire que les animaux, comme les humains, peuvent effectivement être réduits en esclavage. Et que ce n’est justifiable ni dans un cas ni dans l’autre.


13 janvier : « l’effet cigogne » :

« Si la viande est mauvaise pour la santé, tu m’expliques pourquoi l’homme vit de plus en plus longtemps alors ? Hein ? Hein ? Hein ? HEIN ? »

Pourquoi c’est fallacieux : parce qu’il n’y a pas nécessairement de rapport causal entre les deux propositions. À ce compte-là, je peux dire que les gens vivent plus longtemps grâce au réchauffement climatique, tiens. On appelle ça (entre autres) l’effet cigogne : « dans les communes qui abritent des cigognes, le taux de natalité est plus élevé que dans l’ensemble du pays. Conclusion : les cigognes apportent les bébés ! Voici une explication plus probable : les cigognes nichent de préférence dans les villages plutôt que dans les grandes agglomérations, et il se trouve que la natalité est plus forte en milieu rural que dans les villes ».


14 janvier : « appel à la popularité » :

« La France, c’est le pays du fromage ! tout le monde en mange, nan mais quand même quoi ! »

Pourquoi c’est fallacieux : ce n’est pas parce que tout le monde fait quelque chose que cette chose est bonne. Je vous sors le coup du saut du haut de la falaise ou vous le connaissez ? Et ferme la bouche tu pues le cantal.


15 janvier : « le faux dilemme » :

« Tu es sur un bateau. Celui-ci coule. Tu ne peux sauver que ton chien ou ton fils. Tu choisis lequel ? »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que ce genre de scénario est hautement improbable et pose des conditions forcément biaisées. On essaye simplement de prendre au piège son interlocuteur. On ne peut pas « gagner » : soit on est un traître à sa cause, soit on est un horrible monstre infanticide. Je préfère les trucs du genre « tu préfères avoir à vie un rouleau de printemps dans la narine gauche ou les sourcils en frite ? ».


16 janvier : « l’appel à la suprématie » :

« Je suis l’espèce supérieure, bitches. Regarde mes canines comme elles luisent ! »

Pourquoi c’est fallacieux : parce que le fait d’avoir une intelligence supérieure, plus de force, plus de moyens, ne légitime pas tout et n’importe quoi. Cela peut légitimer que l’on refuse aux dindons de passer le bac, pas qu’on les trucide. Parce qu’on empiète alors sur leur droit de vivre sans souffrance et dans le respect de leur sensibilité. L’humain est certes supérieur aux autres espèces à plusieurs points de vue, et alors ? Certains humains sont plus intelligents, forts ou riches que d’autres, et on ne considère pourtant pas que le cannibalisme est justifié dans ces cas-là. #spécisme #yolo #merryxmas.


17 janvier : « le blogueur super sympa » :

« Je vous souhaite un très joyeux Noël, une excellente nouvelle année et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures ! »

Pourquoi c’est complètement con : déjà parce que si j’ai bien suivi, on en est au 17 janvier. Donc Inugami est pas foutu d’écrire ses vœux de fin d’année en accord avec le style de son billet. Bref. Ensuite, parce qu’en disant « Noël », il fait la propagande d’une fête religieuse et par là-même exclut plein de gens qui ne fêtent pas Noël. Bravo, la tolérance. Bravo, la convergence des luttes. Et surtout, SURTOUT, regardez le style super convenu de cette phrase : on croirait un « bien cordialement » de mail, avec un point d’exclamation à la fin pour donner le change et un « pour de nouvelles aventures » qu’Inugami a dû aller chercher dans la postface d’un bouquin du Club des cinq ou dans un épisode de la Bande à Picsou.

Ce qu’il aurait vraiment dû faire s’il n’avait pas été un sale con, c’est remercier ses lecteurs pour cette année où il a pu s’éclater à écrire son blog en sentant qu’il était soutenu derrière par les encouragements, les commentaires, les messages gentils et constructifs, les likes, les shares et autres joyeusetés 2.0… Constater que les choses vont de mieux en mieux pour la cause animale et que cela lui fait chaud au cœur et lui donne plein d’espoir. Et enfin, souhaiter à ses lecteurs de passer une excellente fin approximative de révolution de la Terre autour du Soleil telle qu’elle est calculée depuis la dernière occurrence de cet événement.

12 Comments on "Le calendrier de la mauvaise foi"

  1. Blog découvert très récemment, j’aime beaucoup te lire car tes approches sont intéressantes. Merci !

    J’ai pour ma part effectivement déjà eu à quelque chose près toutes les réactions de ton calendrier. J’ai appris avec le temps à y réagir de façon patiente et pédagogue. Notamment, réussir à montrer le côté illogique de la réflexion est souvent efficace – sans pour autant imposer ma vision. Sur le long terme, ça paye plutôt bien et j’ai vu le comportement alimentaire de mon entourage (proche ou moins proche) changer sans avoir jamais imposé mes idées. Bon bilan pour 2016 😀

  2. Merci ! C’est sûrement un peu grâce à toi (entre autre hein) que je suis passé vegan !

  3. Merci pour cet article, j’adorerai que toutes les personnes qui m’ont sorti de tels arguments le lisent parce que j’avais beaucoup de moins de réparties que vous dans ces situations ^^

  4. « Heu tu m’excuseras Fifreline, mais je préfère m’occuper des enfants qui meurent de faim plutôt que de tes poulets. »

    C’est l’arugment malheureusement trop present chez certains membres de ma famille.

    Il est bon de rapeller que diviser par deux notre consommation de viande sortirait 2.2 millions d’enfants de la malnutrition ( source L214). La raison pour cela, c’est que cela entraînerait une baisse du cours mondial des denrées végétales, et que 82% es enfants mal nourris vivent dans des pays ou les cultures servent a nourir du betail pour ensuite nourir des carnistes occidentaux.

    • Absolument. Et je trouve que notre comm’ (chez nouzot’ vegan je veux dire) ne se fait pas assez sur l’argument Tiers-Monde, qui pourrait convaincre pas mal de gens.

  5. Inintéressant… Et tout les vraies arguments qui démontrent la connerie du véganisme? Cherry picking?

    • 1) Merci à toi pour cette critique constructive <3
      2) J'attends ton article sur les "vrais arguments qui démontrent la connerie du véganisme" pour me faire une idée.
      3) Le but de cet article étant de "répertorier tout un tas d'arguments anti-vegan qui ne tiennent pas la route du simple point de vue formel", il prend forcément parti, et je ne vois donc pas où est le cherry picking. Par ailleurs, comme je le dis : "on pourrait faire de même avec des arguments pro-vegan, parce que non, tous les arguments que l'on utilise ne sont pas nécessairement bons non plus".

      Au plaisir.

    • Pour ma part, je connais des faux arguments en faveurs du véganisme, des vrais arguments en faveur du véganisme, des faux arguments en faveur du carnisme/contre le véganisme (soit ceux de cet article).

      Pour les vrais arguments qui démontre la « connerie du véganisme », je les cherche encore. ça me ferait mal au cul de savoir que moi et beaucoup d’autres sommes passés du carnisme au véganisme et qu’en fait on s’est fait flouer !

      J’ai cependant hâte que tu nous éclaire de ta lanterne à l’huile de baleine !

  6. Etant très fan des moisissures argumentatives développées par exemple par le Cortecs (tu connais peut être ?), j’ai bien rigolé à la lecture de cette adaptation version vegan 😀 et je met ça de côté ^^

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  1. La question animale – Vers l'écolieu

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